Étudiant(e)s allophones (non francophones)

La règle veut que l'on traduise ou interprète vers la langue que l'on maîtrise le mieux, c'est-à-dire la langue maternelle, celle qui a bercé nos oreilles dès avant notre naissance. L'Institut supérieur de traducteurs et interprètes forme ses étudiants à la traduction ou à l'interprétation vers la langue française. Si la langue maternelle de l'étudiant n'est pas le français, il lui faudra sans aucun doute fournir des efforts particuliers pour maîtriser cette langue à la perfection.

À l'ISTI, un étudiant est considéré comme « allophone » (non francophone) s'il n'a pas effectué l'ensemble de ses études secondaires en langue française. La législation de la Communauté française de Belgique l'oblige, par ailleurs, à réussir un examen de maîtrise de la langue française donnant accès aux études supérieures. 

Au cours du premier cycle d'études (baccalauréat), les étudiants allophones bénéficient d'un encadrement et d'un suivi adaptés à leurs besoins de la part de la section de langue française. L'objectif est de leur permettre d'aboutir, comme les étudiants francophones, à un niveau de maîtrise irréprochable de la langue française à l'entrée du second cycle (maîtrise). À cette fin, les enseignants de français leur proposent de suivre certains cours dans le cadre de groupes autonomes afin de profiter d'une méthodologie spécifique.

  • Linguistique française et exercices I (1re baccalauréat)
  • Littérature française et analyse textuelle I (1re baccalauréat)
  • Littérature française et analyse textuelle II (2e baccalauréat)
  • Technique d'expression écrite I (1re baccalauréat)
  • Techniques d'expression écrite II (2e baccalauréat)
  • Techniques d'expression écrite III (3e baccalauréat)

L'une des clés de réussite pour les étudiants allophones est de respecter la règle qui prévaut pour les étudiants francophones : ne pas étudier plus de deux langues étrangères au premier cycle. Le français constituant déjà pour eux une première langue étrangère, les enseignants de l'ISTI les invitent donc fermement à choisir une combinaison linguistique qui inclue leur langue maternelle. Par exemple, les étudiants germanophones choisiront l'allemand et une seconde langue étrangère. Au sein de la section d'allemand, ils pourront même profiter de certains cours adaptés à leur niveau de maîtrise de cette langue.